SAP & UGTA & SNAPAP & SYNDICAT LIBRES DES PARAMEDICAUX

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    Statut des paramédicaux ???? (2)

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    khi

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    Date d'inscription : 16/12/2009

    Statut des paramédicaux ???? (2)

    Message  khi le Mer 28 Avr - 5:00

    EXERCICE DE LA PROFESSION PARAMEDICALE
    La profession infirmière et paramédicale représente le groupe professionnel qualifié le plus nombreux parmi les professions de santé. Ses membres représentent un effectif de plus de 3/4 en Algérie. Sachant que les paramédicaux sont des producteurs de services, au même titre que les autres professionnels de santé et, à ce titre, les uns et les autres engendrent des dépenses. Les paramédicaux exercent dans des secteurs très différents : public, privé, libéral, associatif.
    Les lieux sont aussi diversifiés : hôpitaux, E.H.S, cliniques, secteur sanitaire, polycliniques, sous secteur sanitaire, maisons de retraites, entreprises, et administrations : médecine du travail, médecine scolaire, éducation sanitaire, structures médico-sociales etc.
    Toutefois, différents travaux et recherches ont prouvé que lorsque les infirmières et paramédicaux se retrouvaient en amont de la prise en charge des personnes :
    - Education en santé,
    - Santé communautaire,
    - Consultation de première ligne
    Les dépenses de santé seraient moins importantes pour le système de santé algérien.
    Ceci nécessite de recenser les différents modes d’exercice existants et ceux qui seraient à définir ou développer.
    IMAGE PROFESSIONNELLE
    DU PARAMEDICAL EN ALGERIE
    Le public dans sa majorité ainsi que les médias ignorent ce que fait l’infirmière et ils considèrent que son exercice professionnel n’a pas de prestige, n’est pas reconnu et pas utile ; par contre le public des pays européens et de l’Amérique du nord n’ignore pas ce que fait le paramédical en général et l’infirmière ??? en particulier, l’infirmière ??? est reconnu, utile : «elle est sage et saine, elle vient en aide pour soigner et soulager ». La complexité de son activité fascine ainsi que la pénibilité de son travail : l’infirmière est socialement dévouée, elle est sérieuse. C’est aussi une femme libérée ayant un idéal et qui assure de lourdes responsabilités.
    Le public algérien n’a pas beaucoup de reconnaissance pour le groupe professionnel infirmier, toutefois, il a rarement conscience de la formation reçue, du champ de ses compétences et de l’impact de ses responsabilités.
    Au niveau politique, la profession infirmière et paramédicale par le fait d’une proportion féminine majoritaire où rôle familial et rôle professionnel sont en concurrence en terme de mentalités sociales, par le manque de considération et de respect pour la spécificité de la fonction par ses partenaires professionnels de santé, les services de la profession ne sont pas considérés comme un secteur productif, seul les actes médicaux le sont.
    Le service infirmier est parfois considéré par les tutelles et les partenaires comme un facteur de dépense face à un corps médical fournisseur et à un secteur administratif gestionnaire.
    .

    EVOLUTION DE LA PROFESSION ???
    Nous avons assisté depuis les années 1980 à un remaniement profond du secteur soins de santé, tant hospitalier qu’extrahospitalier, qui s’est d’ailleurs accentué les décennies suivantes. Par le nombre important qu’elle représente la profession infirmière a été l’une des plus touchées par ces différentes pressions :
    * Non attractivité pour la profession avec diminution importante des inscriptions des bacheliers aux concours infirmiers alors que la population scolaire de l’enseignement supérieur a progressé.
    Dans notre culture algérienne, la position sociale étant en rapport étroit avec le niveau des études et la formation infirmière et paramédicale non reconnue comme enseignement supérieur, les jeunes diplômés de l’éducation nationale en quête de valorisation s’orientent vers d’autres métiers plus rémunérateurs et d’enseignement supérieur ou des études complémentaires.
    De plus, les attaques continuelles opérées sur leur secteur d’activité et créant un rétrécissement des frontières d’actions des infirmières et des paramédicaux en accordant a des individus d’exercer comme :
    - 1 / Agent sans qualification désigné a faire fonction d’aide soignante,
    - 2 / Agent sans qualification désigné a faire fonction d’infirmière,
    - 3 / Aides opératoires non infirmiers,
    - 4 / Agent de service a faire fonction de paramédical radiologue, sage femme, secrétaire, biologiste,


    .
    PROMOTION DE LA QUALIFICATION INFIRMIERE
    ET PARAMEDICALE
    Le SYNDICAT ALGÉRIEN DES PARAMÉDICAUX insiste ??? auprès du pouvoir public, des responsables et des tutelles pour promouvoir la qualification infirmière ??? et paramédical ??? au plus haut niveau possible.
    Cela passe par :
    1 / La création d’une filière universitaire en sciences infirmières et paramédicale avec l’application des directives sur l’enseignement supérieur : le système L.M.D.

    2 / Un ordre des infirmières et des paramédicaux d’Algérie, dans sa finalité de création d’un organe de régulation de la profession infirmière (paramédicale), conçoit la gestion de la formation des professionnels en tant que mission de l’ordre à venir.
    De nombreuses réflexions ont été initiées que nous devons prendre en compte dans le projet, en plus des différents éléments contextuels liés aux évolutions du système de santé et de la formation des personnels de santé :
    La Commission nationale des statuts, plan de carrière, et cursus pédagogique du SYNDICAT ALGÉRIEN DES PARAMÉDICAUX est pour :
    . La construction d’une année commune (tronc commun) de formation des professionnels paramédicaux de santé
    • Epouser le système de l’université algérienne et ses directives en créant :
    LES INSTITUTS NATIONAL DE LA FORMATION SUPERIEURE DES
    SCIENCES PARAMEDICALES
    Décret n°85-243 du 1er Octobre 1985 portant statut-type des instituts nationaux de formation supérieure Et Décret n°83-363 du 28 mai 1983 relatif a l’exercice de la tutelle pédagogique sur les établissements de formation supérieure.
    Le système algérien d’organisation des diplômes de l’enseignement supérieur
    (Licence – Master – Doctorat = L.M.D), en insistant pour l’acceptation de ce mode de formation avec la validation des acquis et des expériences (VAE) pour gérer la transition (passage vers une formation supérieure.
    • Le secteur de la formation paramédicale et le secteur socio sanitaire sont en pleine mutation et évolution, la formation des personnels de santé doit suivre ou anticiper ces changements :
    1/ Le concept de formation tout au long de la vie
    2/ L’évolution des attentes des formés et des comportements dans le monde du travail
    3/ Le développement de la complémentarité et de l’interdisciplinarité
    4/ L’évolution des sciences, techniques, organisations entraînant une approche surdimensionnée de la transversalité et de la polyvalence des compétences
    5/ La maîtrise nécessaire des coûts et des moyens économiques et financiers
    6/ Une meilleure information des usagers avec la notion forte d’acteur de sa santé
    7/ Une dimension clientèle reposant sur la qualité et des réponses pour une prise en charge globale des problèmes de santé : compétences et professionnalisme, évaluation des pratiques, approche holistique des personnes soignées
    8/ Une pénurie des personnels de santé et plus particulièrement des infirmières avec des incidences sur les qualifications et l’évolution des métiers de santé.
    Ce qu’il faut retenir
    La profession infirmière et paramédicale doit, du fait de l’environnement magrébin, européen et international, s’orienter vers une filière de formation universitaire. Les enseignements et l’organisation du dispositif nécessitent la création des filière soins, rééducation, assistance technique et pourquoi pas, avec un rattachement à une université des sciences humaines, et sociales.
    Le S.A.P se positionne pour des filières en sciences infirmières, rééducation, assistance technique et la création d’universités en sciences paramédicale, ouvrant la possibilité de passerelles vers d’autres filières de soins.

    A SUIVRE

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