SAP & UGTA & SNAPAP & SYNDICAT LIBRES DES PARAMEDICAUX

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    concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

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    saliha

    Nombre de messages : 229
    Date d'inscription : 12/04/2011

    concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

    Message  saliha le Mar 26 Mai - 6:04

    pathologies Respiratoires

    L'asthme
    L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes avec obstruction bronchique réversible spontanément si sous l'effet d'un traitement bronchodilatateur, en relation avec une hyperactivité à différents stimulis chez des patients prédisposés.
    Physiopathologie
    • Facteur prédisposant : génétique, atopie (hyperproductivité d'immunoglobuline en réponse à un allergène), sexe.
    • Facteur favorisant : allergie, exercice musculaire, infection trachéo-bronchique, reflux gastro-œsophagien.
    • Facteur aggravant : tabac, pollution.
    L'association de ces facteurs provoque :
    • Inflammation : rôle important dans l'obstruction bronchique.
    • Bronchoconstriction.
    Signes cliniques
    • Début brutal.
    • Bradypnée.
    • Respiration sifflante.
    • Thorax distendu.
    Signes de gravité d'un asthme aigu
    • Crise inhabituelle, rapide, progressive.
    • Orthopnée, dyspnée.
    • Difficulté à parler, à tousser.
    • Agitation, sueur, cyanose.
    • Tachycardie.
    • Signes détresse : trouble conscience, silence et pause respiratoire, impossibilité de parler, collapsus.
    Arguments diagnostics et examens complémentaires
    • Interrogatoire : déroulement de la crise, absence de gènes entre les crises, antécédent.
    • Radiographie : thorax distendu, coupole aplatie.
    • Exploration fonctionnelle respiratoire.
    • Biologie : numération formule sanguine.
    Complications
    • Asthme instable.
    • Pneumothorax.
    • Insuffisance respiratoire chronique.
    Traitements
    • Bronchodilatateur.
    • Corticothérapie : traitement de fond pour l'inflammation.
    • Contrôle des facteurs favorisants : allergie, tabac, pollution, foyer infectieux.
    La bronchite aigue
    inition
     La bronchite aigue est une inflammation aiguë des bronches et/ou des bronchioles.

    Signes cliniques
    • Toux sèche.
    • Céphalée, fièvre.
    • Douleur rétrostérnale.
    • Guérison spontanée favorable.
    Complications
    • Bronchite bactérienne (surinfection).
    • Pneumonie.
    • Asthme décompensé.
    • Insuffisance cardiaque.
    Traitements
    • Antalgique.
    • Fluidifiant bronchique.
    • Antibiotique.
    • Anti-inflammatoire.
    • Bronchodilatateur.
    Prophylaxies
    • Mesure hygiéno-diététique (arrêt du tabac).
    • Vaccination anti-grippale et anti-pneumoccocique.
    • Soins dentaires.

    L'insuffisance respiratoire

    finitions
    L'insuffisance respiratoire
     L'insuffisance respiratoire est une altération pulmonaire conduiant à l'incapacité de l'appareil respiratoire à apporter la quantité d'O2 nécessaire à l'organisme et/ou l'incapacité à éliminer le CO2 dans des conditions métaboliques usuelles.
    L'équilibre acido-basique
     L'organisme ne tolère des variations que très limitées du pH plasmatique. Le maintien du pH plasmatique à des valeurs normales et est sous la triple dépendance :
    • Régulation pulmonaire : élimine le CO2, résultat de la présence d'acide carbonique. Il existe une relation directe entre la PaCO2 et le pH :
    o Si augmentation de la PaCO2 (hypercapnie) = diminution du pH (acidose).
    o Si diminution de la PaCO2 (hypocapnie) = augmentation du pH (alcalose).
    • Régulation rénale : les reins assurent la régulation du taux de bicarbonate par excrétion ou réabsorption.
    o Elimination des ions H+ sous forme de NH4, régénérescence des HCO3- (bicarbonate) qui ont servi à tamponner les ions H+.
    • Système tampon : système permettant de neutraliser les ions H+ en cas d’excès et dont le but et de maintenir le pH dans des valeurs normales.
    o Osseux.
    o Intra-cellulaire : protéine, phosphate.
    o Extra-cellulaire : protéine, bicarbonate.
    Causes et physiopathologie
    • Insuffisance respiratoire obstructive (diminution du débit pulmonaire) : elle se traduit par un rétrécissement du calibre des bronches qui freine le passage de l'air. Les causes principales sont la bronchite chronique évoluée, l'emphysème, la dilatation des bronches, l'asthme ancien.
    • Insuffisance respiratoire restrictive (diminution du volume pulmonaire) : liée à une diminution de la capacité pulmonaire. Les principales causes sont : la destruction, les maladies du tissu pulmonaire, les déformations de la colonne vertébrale ou de la cage thoracique, les maladies neuromusculaires, les séquelles d'une affection pleurale, de traitements chirurgicaux, une importante surcharge pondérale.
    L'insuffisance respiratoire chronique
    Signes cliniques
    • Détresse respiratoire :
    o Tachypnée : dyspnée d'effort puis de repos.
    o Cyanose, Angoisse, Sueurs profuses.
    o Tirage intercostal.
    Signes de gravité
    • Retentissement cardiaque droit : l'hypoxie entraîne une vasoconstriction qui provoque une hypertension artérielle pulmonaire entraînant une insuffisance cardiaque droite qui se traduit par : turgescence jugulaire, reflux hépato-jugulaire, œdèmes de membres inférieurs.
    • Amaigrissement, amyotrophie.
    • Isolement social.
    Examens complémentaires
    • Gazométrie artérielle.
    • SpO2 au test de marche de 6 minutes.
    • Oxymétrie nocturne.
    • Spiromètrie : mesure les volumes et débits pulmonaires.
    • Radiographie thoracique.
    Evolutions - Complications
    • Insuffisance respiratoire de plus en plus profonde avec défaillance cardiaque droite, handicap fonctionnel, grabatisation.
    • Le décès survient au cours d'une poussée aiguë, favorisée par une surinfection, accident cardio-vasculaire.
    • Oxygénothérapie : correction par apport de faibles débits d'oxygène en contrôlant l'augmentation de la PaCO2, et maintenir une SpO2 aux alentours de 90-92% sans dépasser 95% :
    o Dans les BPCO, il faut utiliser un apport de faibles débits d'oxygène car un apport de forts débits d'oxygène supprime le stimulus respiratoire lié à l'hypoxie, le malade hypoventile, la PaCO2 augmente, le malade s'endort et s'arrête de respirer.


    L'insuffisance respiratoire aigue
    Signe de gravité
    • Tachypnée > 30/min.
    • Trouble des fonctions supérieures : excitation psychomotrice, hypersomnie, trouble de la conscience.
    • SpO2 < 90%.
    • Etat de choc ou défaillance extra-thoracique associé.
    Traitement
    • Traiter la cause : arrêt du tabac, broncho-dilatateur, corticoïde, antibiotique, diurétique.
    • Vaccination anti-grippale et anti-pneumococcique.
    • Traitement de l'hypoxie : oxygénothérapie.
    • Traitement de l'hypercapnie : ventilation assisté.

    Le pneumothorax

    Définition
     Le pneumothorax est une accumulation de gaz dans la cavité pleurale entraînant un écrasement et une atélectasie partielle ou totale du poumon.


    Poumons sains
    Pneumothorax
    Etiologies
    • Pneumothorax spontané : sans maladie pulmonaire préexistante.
    • Pneumothorax traumatique : plaie, fracture costale, rupture bronchique.
    • Pneumothorax iatrogénique : ponction pleurale, biopsie, pose d'une voie veineuse centrale, ventilation mécanique.
    Signes cliniques
    • Douleur latéro-thoracique brutale.
    • Dyspnée.
    • Toux sèche.
    • Abolition du murmure vésiculaire.
    • Signe de gravité : Polypnée, cyanose, tachycardie, pâleur, hypotension, insuffisance ventriculaire droite.
    Examens complémentaires
    • Hémithorax moins mobile.
    • Thorax hypersonore à la percussion.
    • Radiographie : de face en inspiration et en expiration.
    • Scanner thoracique.
    Traitements
    • Repos.
    • Exérèse des bulles.
    • Exsufflation simple à l'aiguille.
    • Drain thoracique mis en aspiration : évacuer l'air.
    • Symphyse pleurale avec talcage : geste chirurgical visant à souder les deux feuillets de la plèvre.
    La tuberculose pulmonaire
    La tuberculose
     La tuberculose est une maladie infectieuse à déclaration obligatoire, c'est le résultat des effets pathogènes du Bacille de Kock (BK).
     La contamination de fait par voie aérienne ou digestive.
    La tuberculose pulmonaire
     La tuberculose pulmonaire est une atteinte du parenchyme pulmonaire avec présence d'une masse cancéreuse s'évacuant secondairement pour former une caverne.
     Elle fait suite à la primo-infection.
    Primo-infection tuberculeuse
     La primo-infection tuberculeuse est le premier contact d'un organisme avec le Bacille de Kock.
    Physiopathologie
    • Primo-infection latente :
    o Pas de signe clinique, ni radiologique.
    o Virage tuberculinique à l'IDR (intra-dermo réaction) : passe de l'état d'anergie à l'état d'allergie en dehors d'une vaccination par le BCG récente.
    • Primo-infection patente :
    o Signe clinique et radiologique positif.
    o Virage tuberculinique à l'IDR.
    Evolutions
    • Immédiate : bénigne.
    • Secondaire : atteinte pulmonaire, rénale, génitale, pleurale, péricardique, péritonéale, hépatique, splénique.
    • Tardive : réinfection endogène sur terrain débilité (diabète, gastrectomie, VIH, immunodépression).
    Signes cliniques
    • Toux, dyspnée.
    • Altération de l'état général : asthénie, anorexie, amaigrissement.
    • Expectoration, hémoptysie.
    • Découverte fortuite à la radiographie pulmonaire.
    Examens complémentaires
    • Imagerie : radiographie thoracique, scanner.
    • Bactériologique : tubage gastrique, aspiration bronchique.
    • Bilan biologique
    • Virage tuberculinique à l'IDR (intra-dermo réaction) : Il s'agit d'un test mettant en évidence une hypersensibilité tuberculinique, après une injection intradermique de tuberculine, mesurant le diamètre d'induration à 72heures post injection. Le test est positif à un diamètre supérieur ou égal à 5mm, et très positif si supérieur à 10mm.
    Evolutions
    • Favorable si traitement.
    • Défavorable avec complication hémoptoïque, insuffisance respiratoire chronique.
    Traitements
    • Isolement.
    • Traitement antibiotique antituberculeux. La division cellulaire du BK étant lente (toutes les 20 heures), l'administration se fera en une seule prise quotidienne, régulière, à jeun le matin.
    Vaccination par le BCG
     Le BCG  ou Bacille Calmette et Guérin, est un bacille atténué visant à créer une immunité cellulaire.
     Ce vaccin est obligatoire avant l'âge de 6 ans.
     La tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire.
    • Complication : ulcération, abcès froid, cicatrice chéloïde, asthénie.
    • Contre-indication : maladie infectieuse, dermatose, immunodépression.



    pathologies
    Chirurgicales


    Les occlusions intestinales

    Définitions
     Il existe deux types d'occlusion intestinale :
    • Occlusion fonctionnelle : arrêt du transit par un phénomène réflexe à quelque chose.
    • Occlusion mécanique : obstacle sur l'intestin qui empêche le transit de se faire.
    Physiopathologie
     Stagnation des liquides en amont de l'obstacle qui va provoquer une distension de la paroi intestinale puis celle-ci sera ischémiée (anorexie intestinale). Ce qui engendre une perméabilité capillaire, une stase veineuse.
    Signes cliniques
    • Douleur abdominale.
    • Vomissement.
    • Arrêt du transit (matières et gaz).
    Examens complémentaires
    • Météorisme (ballonnement).
    • Toucher rectal à la recherche d'une tumeur.
    • Apprécier son état général, pli cutané, pouls, tension artérielle, diurèse.
    Etiologies
    • Invagination du nourrisson.
    • Volvulus du grêle.
    • Volvulus du côlon pelvien.
    • Iléus biliaire.
    • Tumeur du grêle.
    • Sténoses pyloriques.
    • Cancer du côlon gauche.
    Traitements
    • Lavement thérapeutique.
    • Laxatifs.
    • Hydratation par voie d'abord veineuse.
    • Aspiration digestive.
    • Traitement chirurgical si traitement médical inefficace.

    L'appendicite

    Définition
     L'appendicite est une inflammation de l'appendice vermiforme (diverticule) du cæcum (portion initiale du gros intestin) tantôt aiguë, tantôt chronique, et qui nécessite l'ablation de celui-ci.
    Formes cliniques
    Selon le siége
     En fonction de sa position, la symptomatologie peut être différente :
    • Appendice pelvien.
    • Appendice méso-cœliaque : peut être révélateur d'occlusion intestinale.
    • Appendice rétro-cæcal : douleur en arrière ; impression de problème rénal.
    • Appendice sous-hépatique : cholécystite aiguë ? Pyélonéphrite ?
    Selon la présentation
    • Si infection qui a évoluée : Plastron.
    • Si présence de pus : péritonite.
    • Si présence d'abcès : abcès de Douglas.
    Signes cliniques
    • Douleur de la fosse iliaque droite.
    • Hyperthermie : 37°8 – 37°9.
    • Arrêt du transit, vomissement.
    • Toucher rectal douloureux à droite.
    Signes biologiques
    • Hyperleucocytose.
    • Augmentation de la CRP.
    Examens complémentaires
    • Radiologie de l'abdomen qui montre une petite pierre calcifiée : stércolithe.
    • Echographie qui confirme le diagnostic.
    Traitement
    • Appendicectomie par cœlioscopie.
    Soins infirmiers
    Soins infirmies en pré-opératoire
    • Préparation du malade : information sur l'opération, préparation cutanée, à jeun.
    • Vérification du dossier avec autorisation parentale pour les mineurs
    • Radiographie ASP (Abdomen Sans Préparation).
    • Bilan de coagulation (TP, TCA).
    Soins infirmiers en post-opératoire
    • Surveillance des paramètres : pouls, tension artérielle, température (pendant 4 jours).
    • Surveiller l'état du pansement (ablation dans les 8 jours donc pas de bain).
    • Antalgique sur prescription médicale.
    • Reprise progressive du transit : J0 à jeun, J1 peut boire, léger repas mixé (compote, yaourt).
    La péritonite

    Définition
     La péritonite est une inflammation aiguë du péritoine, avec un épanchement dans la cavité péritonéale.
     Le péritoine est une séreuse enveloppant l'ensemble des viscères digestifs. La cavité péritonéale est une surface de glissement qui permet de se déplacer dans la cavité abdominale.
     Le péritoine a deux fonctions : sécrétion et absorption.
    Physiopathologie
     Cette inflammation du péritoine est secondaire à l'irruption d'un agent agressif dans la cavité péritonéale, provoquant un œdème, une hypervascularisation et un épanchement péritonéale
     Cet épanchement est le résultat d'une hypersécrétion du péritoine dans le but d'absorber et de détruire les bactéries.
     Grâce aux examens de la cavité péritonéale, on remarque la présence d'un liquide dans le péritoine, ceci suppose la perforation d'organes avec éruption de liquide. C'est la présence de liquide septique dans une cavité qui n'est pas septique.
    Etiologies
    • Appendicite.
    • Perforations digestives.
    • Pancréatite.
    • Sigmoïdite.
    • Salpingite : inflammation des trompes chez la femme.
    • Cholécystite : inflammation du canal cholédoque (voie biliaire).
    Signes cliniques
    • Douleur aiguë en fosse iliaque droite.
    o Le siège initial peut orienter le diagnostic :
     Epigastre : perforation d'ulcère.
     Fosse iliaque droite : appendicite.
     Fosse iliaque gauche : sigmoïdite, perforation de diverticule.
     Hypochondre droit : péritonite biliaire.
    • Vomissement, arrêt du transit.
    • Hyperthermie.
    • Contracture : difficulté à toucher le ventre.
    • Ventre tendu, ballonnement.
    • Choc septique parfois.
    Signes biologiques
    • Augmentation de la vitesse de sédimentation.
    • Augmentation de la CRP.
    • Hyperleucocytose.
    Examens complémentaires
    • Toucher pelvien, toucher rectal ou vaginal qui montre une douleur au cul de sac de Douglas : abcès de Douglas qui sont des péritonites localisées.
    • Radiographie pulmonaire.
    • ASP (Abdomen Sans Préparation) à la recherche d'un pneumopéritoine : passage d'air dans le péritoine.
    Soins infirmiers
    Mise en condition
    • Traitement d'un choc septique.
    • Correction d'une hypovolémie : hémoculture.
    • Antibiothérapie.
    • Intubation si nécessaire.
    Soins infirmiers en pré-opératoire
    • Pose d'une voir d'abord veineuse.
    • Prise des paramètres : pouls, tension artérielle, température, diurèse.
    • Bilan sanguin : NFS, plaquettes, hématocrite, TP, TCA, ionogramme, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique, CRP.
    • Hémoculture.
    • Aspiration digestive.
    • Préparation cutanée : champ abdominal large.
    Soins infirmiers en per-opératoire
    • Aider l'opérateur :
    o Lavage du péritoine car le liquide est septique.
    o Traiter la cause : suture, résection, stornies.
    o Drainer si on n'est pas sûr que tout soit complètement lavé.
    Soins infirmiers en post-opératoire
    • Surveillance hémodynamique.
    • Surveillance de la reprise du transit : gaz.
    • Surveillance de la diurèse : diurèse concentrée 24 à 48 heures après l'opération puis normalisation.
    • Surveillance de la température : hyperthermie qui témoigne d'une infection.
    • Surveillance de l'aspect des stornies : doivent être rosées.
    • Cultures : cathéter, sonde urinaire, épanchement.
    • Surveillance de la ventilation.
    • Surveillance des drains de redons.
    • La position assise est impérative durant le temps de l'hospitalisation, 8 jours environ.
    • Lever précoce.
    • Surveiller les apports nutritionnels et caloriques.
    • La sonde gastrique est en place pour 24 à 48 heures sans aspiration puis clampage, puis arrêt.
    • Reprise de l'alimentation : J2 ablation de la sonde gastrique ; J3 peut boire, compote ou yaourt le midi et le soir ; J4 yaourt puis alimentation légère.

    La pancréatite aigüe

    Définition
     La pancréatite aiguë est une inflammation aiguë avec autodigestion de la glande pancréatique par une activation enzymatique.
    • Sécrétion endocrine : insuline et glucagon.
    • Sécrétion exocrine : suc pancréatique.
    • Sécrétion enzymatique : lipase et amylase qui coupent les protéines.
    Physiopathologie
     Auto-activation des enzymes qui vont passer dans le sang et vont entraîner une lyse, une nécrose de la glande pancréatique.
    Etiologies
    • Alcoolisme.
    • Lithiase biliaire.
    • Causes héréditaires.
    • Métabolique : hyperparathyroïdie ; hypertriglycéridémie.
    • Traumatisme : abdomen qui écrase le pancréas sur la colonne vertébrale.
    • Conséquence post-chirurgicale.
    Signe clinique
    • Douleur épigastrique intense et irradiante dans l'abdomen et le dos.
    Signes biologiques
    • Augmentation de l'amylasémie et de l'amylasurie.
    • Augmentation de la lipasémie et de la lipasurie.
    • Augmentation de la glycémie.
    • Hypocalcémie.
    • Augmentation de la CRP : infection.
    • Augmentation des transaminases : signe de nécrose.
    Examens complémentaires
    • Radiographie ASP (Abdomen Sans Préparation) : éliminer une perforation, pas de pneumopéritoine.
    • Scanner abdominal : augmentation de la taille du pancréas car œdème.
    Complication
    • Infection de la glande pancréatique avec apparition de kystes nécrotiques.
    Traitements
    • Réhydratation parentérale, intraveineuse.
    • Aspiration naso-gastrique.
    • Antalgique, antibiothérapie.
    • Ponction sous scanner ou drainage chirurgical.
    • Réalimentation dans les formes bénignes et nutrition parentérale dans les formes graves.
    • Traitement du choc par remplissage.
    - La cholécystite aigues lithiasique
    1. Introduction et définition
    La vésicule biliaire est un organe se présentant sous la forme d’un petit sac. Elle est située sous le foie et stocke la bile, fabriquée et sécrétée par ce dernier. Elle est reliée au canal cholédoque par le canal cystique et déverse la bile directement dans le duodénum.
    Cholécystite : Inflammation aigue de la vésicule biliaire.
    Cholécystectomie : Ablation de la vésicule biliaire

    2. Cholécystite

    1°/ Origine
    La cholécystite aigue ou chronique est la plupart du temps due à la présence de calculs biliaires nommés lithiases biliaires qui obstruent le canal cystique, empêchant la bile stockée de s’évacuer.
    2°/ Physiopathologie
    Le cholestérol contenu dans l’organisme est excrété par la bile. Les sels biliaires qui composent la bile maintiennent ce cholestérol en solution dans la bile. Mais quand le cholestérol est en quantité trop importante ou que les sels biliaires sont insuffisants, le cholestérol se cristallise et crée les calculs.
    3°/ Signes cliniques d’une crise de cholécystite
    • Douleurs importantes.
    • Hyperthermie.
    • Asthénie.
    • Anorexie.
    • Contracture abdominale.
    4°/ Traitement
    Le traitement médical consiste à perfuser le patient et à le laisser à jeun le temps que les douleurs cèdent. Le repos est fortement recommandé. Les antalgiques sont souvent associés aux antibiotiques et permettent un traitement rapide. Les crises durent en général 2 à 3 jours et guérissent en une semaine.
    • Ablation des calculs par cathétérisme de la voie biliaire.
    • Cholécystectomie à froid après un à deux mois.
    3. Cholécystectomie
    1°/ Indications de la chirurgie
    • Cholécystites d’origines lithiasiques.
    • Cancer de la vésicule biliaire.
    • Présence de tumeurs bénignes à type de polypes.
    • Vésicule porcelaine (les parois de la vésicule biliaire sont spontanément visibles à la radio parce qu’elles sont infiltrées de calcaires).
    2°/ Méthodes chirurgicales
    • Par coelioscopie le plus couramment.
    • Incision classique de laparotomie.
    Aujourd’hui les cholécystectomies sont rarement pratiquées en urgence. Les chirurgiens préfèrent privilégier le traitement médical dans un premier temps et proposer une intervention programmée dans les suites, celles-ci se déroulant dans de meilleures conditions.
    3°/ Soins infirmiers pré-opératoires
    • Recueil de données
    • Bilan sanguin : Prescrit par le médecin anesthésiste lors de la consultation (NFP, BC, Iono, Albumine, Groupes, ACI) Bilan Hépatique du jour.
    • Explication de l'intervention : Heure de prémédication, Passage en salle de réveil, Perfusion
    • Préparation locale : Douche pré-op à la bétadine scrub, dépilation thoracique et abdominale et short
    • Alimentation légère le soir de l’intervention : BBC
    • Le jour de l'intervention : Constantes de référence, douche bétadine, mettre chemise hôpital, mettre bas de contention, donner prémédication
    4°/ Soins infirmiers post-opératoires
    a) Appareillage en retour de bloc
    • Réa / VVP
    • Pansement coelioscopie ou abdominal
    • O2 aux lunettes nasales
    • Drainage : 1 redon possible, drain de Kehr selon le chirurgien (en forme de T il se situe dans le cholédoque et évacue la bile pour soulager les sutures)
    • Bas de contention
    b) Surveillance post-op immédiate

    Retour de bloc, surveillance horaire les 6 premières heures puis toutes les deux heures.
    • Surveillance conscience
    • Risque hémorragique : Pouls, TA, Coloration, liquides drains, diurèse, pansement
    • Risque respiratoire et sédation (les patients remontent très rapidement dans les services et sont souvent peu réveillés)
    • Risque douleur : Evaluation douleur, horaires antalgiques
    • Risque de lâchage de sutures
    c) Surveillance post-opératoire à distance
    • Lever précoce à J1 pour limiter le risque thrombo-embolique.
    • Alimentation BBC (Boisson Bouillon Compote) le soir de l’intervention suivant le chirurgien et alimentation légère le lendemain matin et normale le soir.
    d) Risques propres aux cholécystectomies
    • Décharge septique : surveiller la température, la pâleur, les sueurs, le pouls…
    • Hémorragique : avec une atteinte de l’artère cystique.
    • Pancréatite : si un calcul est entré dans le canal de Wirsung et bloque l’écoulement des sucs pancréatiques.

    Le polytraumatisme

    Définition
     Le polytraumatisme est une association de lésions traumatiques multiples mettant en jeu le pronostic vital, soit chacune par elle-même soit par leur association.

    Etiologies
    • Accident de la voie publique.
    • Accident de travail.
    • Accidents de la vie courantes.
    • Suicides.
    Prise en charge
    Examen clinique
    Interrogatoire
    • Reconstituer l’accident : permet de comprendre les mécanismes lésionnels, permet d’évaluer la gravité et les pathologies rencontrées.
    • Traumatisme direct (conséquence sur la peau) : lésions par agents tranchants, contondants, compression.
    • Traumatisme indirect (pas de point d’appel pariétal) : lésions par décélération brutale, hyperflexion-extension, effet de souffle (blast).
    Examen clinique
     L'examen clinique s'établit selon un ordre : tête (stabilité), face, rachis (dérivation épineuse), reliefs osseux (épaule, humérus), thorax (mobilité), abdomen, bassin (stabilité), fémur, plateau tibiaux. Examen clinique avant et après relevage ou extraction du patient.
    • Détresse circulatoire : signes de choc, collapsus, hémorragie.
    o Choc hypovolémique dû à :
     Une hémorragie extériorisée.
     Des fractures multiples.
     Un hémothorax ou hémopéritoine.
     Un hématome rétropéritonéal.
    o Défaillance de la pompe cardiaque due à :
     Un pneumothorax compressif.
     Une tamponnade.
     Une contusion myocardique.
    o Vasoplégie par section médullaire.
    • Détresse respiratoire : pâleur, agitation, sueurs froides, cyanose, tachycardie, dyspnée, battements des ailes du nez, cornage, tirage.
    o Détresse respiratoire d'origine neurologique.
    o Atteinte thoracique :
     Obstruction des voies aériennes.
     Atélectasie.
     Volet costal.
     Contusion pulmonaire.
     Inhalation.
    • Détresse neurologique : trouble de vigilance, période d’installation des troubles, aggravation, signes de localisation, signe de souffrance du tronc cérébral (bradypnée, bradycardie, hypotension).
    Conditionnement du polytraumatisé
    • Contention : collier, matelas à dépression, immobilisation de foyers fracturaires.
    • Pose de 2 voie d'abord veineuse de gros calibre : sérum physiologique (pas de sérum glucosé car le glucose peut provoquer un œdème cérébral).
    • Dosage biologique complet : NFS, plaquettes, CRP, hématocrite, hémostase complète, ionogramme sanguin, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique, glycémie, hémocultures, gazométrie artérielle.
    • Electrocardiographie.
    • Oxygénation : masque ou intubation et ventilation assistée.
    • Analgésie/sédation : morphinique, anesthésique.
    • Réanimation cardio-respiratoire.
    • Pansement et/ou sutures des plaies.
    • Immobilisation des foyers de fractures.
    • Si le patient est inconscient :
    o Minerve en systématique.
    o Soins des yeux au sérum physiologique puis collyre sur prescription.
    o Sonde urinaire.
    o Sonde naso-gastrique.
    Surveillances
    • Examen clinique.
    • Fréquence cardiaque, tension artérielle.
    • Saturation, capnographie.
    • E.C.G.
    • Groupage, RAI, NFS, hématocrite, ionogramme, gazométrie, dosage de toxiques. • Scanner.








    من فظلكم من يستطيع ان  يعطينا اجابات مواضيع الثقافة العامة

    1- Culture générale :
    1- La politique et le système de santé en Algérie,
    2- L’éthique et la déontologie dans les professions de santé,
    3- L’économie de santé,
    4- L’information, l’éducation et la communication,
    5- L’impact de l’environnement sur la santé,
    6- L’exclusion,
    7- La maltraitance,
    8- La violence et la délinquance,
    9-- Le rôle des équipes de santé lors des catastrophes naturelles




    Dernière édition par saliha le Ven 29 Mai - 11:43, édité 3 fois

    hakim2004

    Nombre de messages : 13
    Date d'inscription : 03/05/2011

    Programme du concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique Culture générale :

    Message  hakim2004 le Mer 27 Mai - 15:29

    La politique et le système de santé en Algérie

    La politique de santé en Algérie repose sur le principe de l’accès gratuit aux soins qui constitue, depuis son intronisation par l’ordonnance présidentielle n°73-65 portant institution de la médecine gratuite dans les secteurs sanitaires de 1973 le système de santé algérien se trouve confronté à de nouveaux défis comme la prise en charge des pathologies modernes, le renforcement de la couverture sanitaire à travers le pays ou encore la réforme du système de financement, afin d’améliorer l’accès aux soins de qualité à l’ensemble de la population.

    1 - un système de santé fondé sur la gratuité des soins

    2 - Prépondérance des infrastructures sanitaires publiques dans l’accès au soin

    3.- Des dépenses de santé croissantes essentiellement réalisées par le secteur public

    4. - Les principales priorités de la politique de santé algérienne


    Éthique

    Ce mot vient du Grec ETIKE ou encore ETHOS qui désigne aussi les mœurs. Aussi, certains
    auteurs emploient-ils les deux concepts c’est-à-dire morale et éthique comme des synonymes dont l’un
    est latin et l’autre grec.

    Par contre d’autres auteurs les différencient. Dans ce cas, l’éthique étudie les principes généraux
    et philosophiques, la morale, les comportements humains, Ici, l’éthique est plus théorique que la
    morale. L’éthique réfléchit davantage sur les fondements de la morale.

    En résumé, l’éthique se rapporte surtout à une science morale normative c’est-à-dire l’étude des
    mceurs, normes et valeurs qui doivent être respectées et qui présupposent une réflexion critique sur
    leur validité, sur la conformité au bien, à la vertu ou à l’amour de Dieu.

    Le but de l’éthique est de parvenir à des normes morales universelles à partir d’une analyse
    réflexive sur l’être humain.

    4- Déontologie
    C’est la partie de l’éthique qui traite des droits et des devoirs moraux propres à une profession. La
    déontologie des professions médico-sanitaires (Infirmiers, Sages-femmes et Techniciens médicosanitaires)
    peut se définir comme une science des devoirs moraux de ses /p. 20/ membres, leur
    permettant d’être éclairé sur l’attitude à adopter devant les situations ou les occasions particulières qui
    naissent du fait de l’exercice de leur art et des relations humaines avec le malade qu’implique cet
    exercice.

    Ainsi, le code de déontologie est l’ensemble des règles morales (devoirs, droits) élaborées pour le
    bon fonctionnement d’une profession. C’est en fait un code moral pour la profession, pour veiller à
    l’application de ces règles. Les ordres professionnels à l’instar de l’ordre des professions médicosanitaires,
    l’ordre des médecins, l’ordre des pharmaciens etc. disposent chacun d’un code de
    déontologie.

    Maltraitance

    : définition
    Qu'entend on réellement par "maltraitance" ?
    On peut définir la maltraitance comme tout acte ou comportement physique, verbal ou autre nuisant au bien-être, à l’épanouissement ou au développement de la personne.
    Ces différentes formes auprès de différents publics ont des causes, des enjeux et des solutions différentes, ce qui fait du champ de la maltraitance un milieu complexe.
    Néanmoins, il est tenu pour acquis de discerner trois grandes catégories de maltraitance, la maltraitance physique, la maltraitance psychologique et la maltraitance financière. Elles couvrent l’ensemble des publics même si certaines appartiennent davantage à un public qu’à un autre, ainsi la maltraitance financière est ainsi plus menaçante chez les personnes âgées que chez les enfants.
    Les différents types de maltraitance
    Toutes les formes de maltraitance peuvent se décliner en suivant deux caractéristiques différentes.

    On les retrouve soit sous le caractère de violence dure, soit sous le caractère de violence douce, ou encore maltraitance active et passive.
    • Maltraitance physique
    • Maltraitance psychologique
    • Maltraitance financière
    • Maltraitance institutionnelle
    La maltraitance physique se présentant avec le caractère d’une violence dure, prend la forme d’une véritable agression. Cela peut aller jusqu’à des coups donnés à la personne.
    La maltraitance psychologique peut être extrêmement violente dans une caractéristique dure. Les humiliations, la domination, le dénie du ressenti de l’autre font parti des souffrances que peut infliger cette maltraitance psychologique.
    La problématique de maltraitance au sein des hôpitaux, résulte souvent du manque d’effectif.
    L’écoute du patient, la sollicitude sont des luxes que le temps ne permet plus. Le malade passe alors beaucoup de temps à attendre qu’on s’occupe de lui, qu’un médecin vienne le voir, le tienne informé de son état.
    Les personnes présentant un risque de maltraitance
    Les personnes victimes de maltraitances sont généralement les personnes fragilisées.
    • Maltraitance des personnes âgées
    • Maltraitance infantile, maltraitance des enfants
    • Maltraitance des personnes handicapées
    • Maltraitance des femmes, maltraitance conjugale
    • Maltraitance des animaux

    - L’exclusion,

    • Action d'exclure d'un groupe, d'une action, d'un lieu, de chasser, d'écarter : Demander l'exclusion d'un élève.
    • Économie
    Action d'exclure du monde du travail, donc de la société. (Phénomène lié à la crise économique, à la montée du chômage et à la précarité d'emploi.)
    • Logique
    Relation logique de deux classes non vides au moins telle qu'aucun élément de l'une n'appartient à l'autre, ou à une autre, et réciproquement.

    • Exclusion :
    • L'exclusion est l'action d'exclure ou la situation de quelqu'un ou de quelque chose qui est exclue.
    Ex : une clause d'exclusion dans un contrat d'assurance indiquant qu'un risque n'est pas couvert.

    En logique mathématique, l'exclusion est la relation entre deux classes non vides d'un ensemble, telles qu'aucun élément d'une classe n'appartient à l'autre et inverse

    l’information l’éducation et la communication en algerie

    ALGER - L’intégration des techniques d’information, d’éducation et de communication en santé dans les approches de soins, de prévention et du management sanitaire, concourent à renforcer le système national de santé,
    l’information était un aspect très important dans la prise en charge des patients, particulièrement en ce qui concerne l’éducation thérapeutique.
    L’information et la communication jouent un rôle majeur dans la relation patient-malade, car elles permettent aux malades d’établir des rapports de confiance avec le praticien, a-t-il ajouté.
    l’information était un axe fondamental du développement humain, notamment dans le secteur médical, et spécialement pour les malades.
    Selon le même intervenant, la prévention à travers la communication et la sensibilisation est plus profitable pour éviter la maladie, plutôt que de recourir aux médicaments, une fois la pathologie installée.
    Il a aussi cité le rôle des journalistes pour véhiculer les bonnes pratiques, à travers la sensibilisation et la communication.
    De nombreux professionnels de la santé et de la communication, nationaux et étrangers, ont pris part à ce séminaire pour un échange d’expériences et de savoir-faire.


    saliha

    Nombre de messages : 229
    Date d'inscription : 12/04/2011

    Re: concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

    Message  saliha le Mer 27 Mai - 16:14


    jebour salim

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    Age : 38
    Date d'inscription : 02/06/2011

    Re: concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

    Message  jebour salim le Mer 27 Mai - 17:03

    svp melle habiba je n'arrive pas a retrouver votre exellent travail concernant les pathologies chirurgicale est ce que vous pouvez les mettre en ligne et encore une fois merci

    kaddiromed

    Nombre de messages : 67
    الموقع : bechar
    Date d'inscription : 08/04/2011

    travail de melle habiba

    Message  kaddiromed le Jeu 28 Mai - 5:32

    pathologies Respiratoires

    L'asthme
    L'asthme est une maladie inflammatoire chronique des voies aériennes avec obstruction bronchique réversible spontanément si sous l'effet d'un traitement bronchodilatateur, en relation avec une hyperactivité à différents stimulis chez des patients prédisposés.
    Physiopathologie
    • Facteur prédisposant : génétique, atopie (hyperproductivité d'immunoglobuline en réponse à un allergène), sexe.
    • Facteur favorisant : allergie, exercice musculaire, infection trachéo-bronchique, reflux gastro-œsophagien.
    • Facteur aggravant : tabac, pollution.
    L'association de ces facteurs provoque :
    • Inflammation : rôle important dans l'obstruction bronchique.
    • Bronchoconstriction.
    Signes cliniques
    • Début brutal.
    • Bradypnée.
    • Respiration sifflante.
    • Thorax distendu.
    Signes de gravité d'un asthme aigu
    • Crise inhabituelle, rapide, progressive.
    • Orthopnée, dyspnée.
    • Difficulté à parler, à tousser.
    • Agitation, sueur, cyanose.
    • Tachycardie.
    • Signes détresse : trouble conscience, silence et pause respiratoire, impossibilité de parler, collapsus.
    Arguments diagnostics et examens complémentaires
    • Interrogatoire : déroulement de la crise, absence de gènes entre les crises, antécédent.
    • Radiographie : thorax distendu, coupole aplatie.
    • Exploration fonctionnelle respiratoire.
    • Biologie : numération formule sanguine.
    Complications
    • Asthme instable.
    • Pneumothorax.
    • Insuffisance respiratoire chronique.
    Traitements
    • Bronchodilatateur.
    • Corticothérapie : traitement de fond pour l'inflammation.
    • Contrôle des facteurs favorisants : allergie, tabac, pollution, foyer infectieux.
    La bronchite aigue
    inition
      La bronchite aigue est une inflammation aiguë des bronches et/ou des bronchioles.

    Signes cliniques
    • Toux sèche.
    • Céphalée, fièvre.
    • Douleur rétrostérnale.
    • Guérison spontanée favorable.
    Complications
    • Bronchite bactérienne (surinfection).
    • Pneumonie.
    • Asthme décompensé.
    • Insuffisance cardiaque.
    Traitements
    • Antalgique.
    • Fluidifiant bronchique.
    • Antibiotique.
    • Anti-inflammatoire.
    • Bronchodilatateur.
    Prophylaxies
    • Mesure hygiéno-diététique (arrêt du tabac).
    • Vaccination anti-grippale et anti-pneumoccocique.
    • Soins dentaires.

    L'insuffisance respiratoire

    finitions
    L'insuffisance respiratoire
      L'insuffisance respiratoire est une altération pulmonaire conduiant à l'incapacité de l'appareil respiratoire à apporter la quantité d'O2 nécessaire à l'organisme et/ou l'incapacité à éliminer le CO2 dans des conditions métaboliques usuelles.
    L'équilibre acido-basique
      L'organisme ne tolère des variations que très limitées du pH plasmatique. Le maintien du pH plasmatique à des valeurs normales et est sous la triple dépendance :
    • Régulation pulmonaire : élimine le CO2, résultat de la présence d'acide carbonique. Il existe une relation directe entre la PaCO2 et le pH :
    o Si augmentation de la PaCO2 (hypercapnie) = diminution du pH (acidose).
    o Si diminution de la PaCO2 (hypocapnie) = augmentation du pH (alcalose).
    • Régulation rénale : les reins assurent la régulation du taux de bicarbonate par excrétion ou réabsorption.
    o Elimination des ions H+ sous forme de NH4, régénérescence des HCO3- (bicarbonate) qui ont servi à tamponner les ions H+.
    • Système tampon : système permettant de neutraliser les ions H+ en cas d’excès et dont le but et de maintenir le pH dans des valeurs normales.
    o Osseux.
    o Intra-cellulaire : protéine, phosphate.
    o Extra-cellulaire : protéine, bicarbonate.
    Causes et physiopathologie
    • Insuffisance respiratoire obstructive (diminution du débit pulmonaire) : elle se traduit par un rétrécissement du calibre des bronches qui freine le passage de l'air. Les causes principales sont la bronchite chronique évoluée, l'emphysème, la dilatation des bronches, l'asthme ancien.
    • Insuffisance respiratoire restrictive (diminution du volume pulmonaire) : liée à une diminution de la capacité pulmonaire. Les principales causes sont : la destruction, les maladies du tissu pulmonaire, les déformations de la colonne vertébrale ou de la cage thoracique, les maladies neuromusculaires, les séquelles d'une affection pleurale, de traitements chirurgicaux, une importante surcharge pondérale.
    L'insuffisance respiratoire chronique
    Signes cliniques
    • Détresse respiratoire :
    o Tachypnée : dyspnée d'effort puis de repos.
    o Cyanose, Angoisse, Sueurs profuses.
    o Tirage intercostal.
    Signes de gravité
    • Retentissement cardiaque droit : l'hypoxie entraîne une vasoconstriction qui provoque une hypertension artérielle pulmonaire entraînant une insuffisance cardiaque droite qui se traduit par : turgescence jugulaire, reflux hépato-jugulaire, œdèmes de membres inférieurs.
    • Amaigrissement, amyotrophie.
    • Isolement social.
    Examens complémentaires
    • Gazométrie artérielle.
    • SpO2 au test de marche de 6 minutes.
    • Oxymétrie nocturne.
    • Spiromètrie : mesure les volumes et débits pulmonaires.
    • Radiographie thoracique.
    Evolutions - Complications
    • Insuffisance respiratoire de plus en plus profonde avec défaillance cardiaque droite, handicap fonctionnel, grabatisation.
    • Le décès survient au cours d'une poussée aiguë, favorisée par une surinfection, accident cardio-vasculaire.
    • Oxygénothérapie : correction par apport de faibles débits d'oxygène en contrôlant l'augmentation de la PaCO2, et maintenir une SpO2 aux alentours de 90-92% sans dépasser 95% :
    o Dans les BPCO, il faut utiliser un apport de faibles débits d'oxygène car un apport de forts débits d'oxygène supprime le stimulus respiratoire lié à l'hypoxie, le malade hypoventile, la PaCO2 augmente, le malade s'endort et s'arrête de respirer.


    L'insuffisance respiratoire aigue
    Signe de gravité
    • Tachypnée > 30/min.
    • Trouble des fonctions supérieures : excitation psychomotrice, hypersomnie, trouble de la conscience.
    • SpO2 < 90%.
    • Etat de choc ou défaillance extra-thoracique associé.
    Traitement
    • Traiter la cause : arrêt du tabac, broncho-dilatateur, corticoïde, antibiotique, diurétique.
    • Vaccination anti-grippale et anti-pneumococcique.
    • Traitement de l'hypoxie : oxygénothérapie.
    • Traitement de l'hypercapnie : ventilation assisté.

    Le pneumothorax

    Définition
      Le pneumothorax est une accumulation de gaz dans la cavité pleurale entraînant un écrasement et une atélectasie partielle ou totale du poumon.


    Poumons sains
    Pneumothorax
    Etiologies
    • Pneumothorax spontané : sans maladie pulmonaire préexistante.
    • Pneumothorax traumatique : plaie, fracture costale, rupture bronchique.
    • Pneumothorax iatrogénique : ponction pleurale, biopsie, pose d'une voie veineuse centrale, ventilation mécanique.
    Signes cliniques
    • Douleur latéro-thoracique brutale.
    • Dyspnée.
    • Toux sèche.
    • Abolition du murmure vésiculaire.
    • Signe de gravité : Polypnée, cyanose, tachycardie, pâleur, hypotension, insuffisance ventriculaire droite.
    Examens complémentaires
    • Hémithorax moins mobile.
    • Thorax hypersonore à la percussion.
    • Radiographie : de face en inspiration et en expiration.
    • Scanner thoracique.
    Traitements
    • Repos.
    • Exérèse des bulles.
    • Exsufflation simple à l'aiguille.
    • Drain thoracique mis en aspiration : évacuer l'air.
    • Symphyse pleurale avec talcage : geste chirurgical visant à souder les deux feuillets de la plèvre.
    La tuberculose pulmonaire
    La tuberculose
      La tuberculose est une maladie infectieuse à déclaration obligatoire, c'est le résultat des effets pathogènes du Bacille de Kock (BK).
      La contamination de fait par voie aérienne ou digestive.
    La tuberculose pulmonaire
      La tuberculose pulmonaire est une atteinte du parenchyme pulmonaire avec présence d'une masse cancéreuse s'évacuant secondairement pour former une caverne.
      Elle fait suite à la primo-infection.
    Primo-infection tuberculeuse
      La primo-infection tuberculeuse est le premier contact d'un organisme avec le Bacille de Kock.
    Physiopathologie
    • Primo-infection latente :
    o Pas de signe clinique, ni radiologique.
    o Virage tuberculinique à l'IDR (intra-dermo réaction) : passe de l'état d'anergie à l'état d'allergie en dehors d'une vaccination par le BCG récente.
    • Primo-infection patente :
    o Signe clinique et radiologique positif.
    o Virage tuberculinique à l'IDR.
    Evolutions
    • Immédiate : bénigne.
    • Secondaire : atteinte pulmonaire, rénale, génitale, pleurale, péricardique, péritonéale, hépatique, splénique.
    • Tardive : réinfection endogène sur terrain débilité (diabète, gastrectomie, VIH, immunodépression).
    Signes cliniques
    • Toux, dyspnée.
    • Altération de l'état général : asthénie, anorexie, amaigrissement.
    • Expectoration, hémoptysie.
    • Découverte fortuite à la radiographie pulmonaire.
    Examens complémentaires
    • Imagerie : radiographie thoracique, scanner.
    • Bactériologique : tubage gastrique, aspiration bronchique.
    • Bilan biologique
    • Virage tuberculinique à l'IDR (intra-dermo réaction) : Il s'agit d'un test mettant en évidence une hypersensibilité tuberculinique, après une injection intradermique de tuberculine, mesurant le diamètre d'induration à 72heures post injection. Le test est positif à un diamètre supérieur ou égal à 5mm, et très positif si supérieur à 10mm.
    Evolutions
    • Favorable si traitement.
    • Défavorable avec complication hémoptoïque, insuffisance respiratoire chronique.
    Traitements
    • Isolement.
    • Traitement antibiotique antituberculeux. La division cellulaire du BK étant lente (toutes les 20 heures), l'administration se fera en une seule prise quotidienne, régulière, à jeun le matin.
    Vaccination par le BCG
      Le BCG  ou Bacille Calmette et Guérin, est un bacille atténué visant à créer une immunité cellulaire.
      Ce vaccin est obligatoire avant l'âge de 6 ans.
      La tuberculose est une maladie à déclaration obligatoire.
    • Complication : ulcération, abcès froid, cicatrice chéloïde, asthénie.
    • Contre-indication : maladie infectieuse, dermatose, immunodépression.







    pathologies
    Chirurgicales

    Les occlusions intestinales

    Définitions
      Il existe deux types d'occlusion intestinale :
    • Occlusion fonctionnelle : arrêt du transit par un phénomène réflexe à quelque chose.
    • Occlusion mécanique : obstacle sur l'intestin qui empêche le transit de se faire.
    Physiopathologie
      Stagnation des liquides en amont de l'obstacle qui va provoquer une distension de la paroi intestinale puis celle-ci sera ischémiée (anorexie intestinale). Ce qui engendre une perméabilité capillaire, une stase veineuse.
    Signes cliniques
    • Douleur abdominale.
    • Vomissement.
    • Arrêt du transit (matières et gaz).
    Examens complémentaires
    • Météorisme (ballonnement).
    • Toucher rectal à la recherche d'une tumeur.
    • Apprécier son état général, pli cutané, pouls, tension artérielle, diurèse.
    Etiologies
    • Invagination du nourrisson.
    • Volvulus du grêle.
    • Volvulus du côlon pelvien.
    • Iléus biliaire.
    • Tumeur du grêle.
    • Sténoses pyloriques.
    • Cancer du côlon gauche.
    Traitements
    • Lavement thérapeutique.
    • Laxatifs.
    • Hydratation par voie d'abord veineuse.
    • Aspiration digestive.
    • Traitement chirurgical si traitement médical inefficace.

    L'appendicite

    Définition
      L'appendicite est une inflammation de l'appendice vermiforme (diverticule) du cæcum (portion initiale du gros intestin) tantôt aiguë, tantôt chronique, et qui nécessite l'ablation de celui-ci.
    Formes cliniques
    Selon le siége
      En fonction de sa position, la symptomatologie peut être différente :
    • Appendice pelvien.
    • Appendice méso-cœliaque : peut être révélateur d'occlusion intestinale.
    • Appendice rétro-cæcal : douleur en arrière ; impression de problème rénal.
    • Appendice sous-hépatique : cholécystite aiguë ? Pyélonéphrite ?
    Selon la présentation
    • Si infection qui a évoluée : Plastron.
    • Si présence de pus : péritonite.
    • Si présence d'abcès : abcès de Douglas.
    Signes cliniques
    • Douleur de la fosse iliaque droite.
    • Hyperthermie : 37°8 – 37°9.
    • Arrêt du transit, vomissement.
    • Toucher rectal douloureux à droite.
    Signes biologiques
    • Hyperleucocytose.
    • Augmentation de la CRP.
    Examens complémentaires
    • Radiologie de l'abdomen qui montre une petite pierre calcifiée : stércolithe.
    • Echographie qui confirme le diagnostic.
    Traitement
    • Appendicectomie par cœlioscopie.
    Soins infirmiers
    Soins infirmies en pré-opératoire
    • Préparation du malade : information sur l'opération, préparation cutanée, à jeun.
    • Vérification du dossier avec autorisation parentale pour les mineurs
    • Radiographie ASP (Abdomen Sans Préparation).
    • Bilan de coagulation (TP, TCA).
    Soins infirmiers en post-opératoire
    • Surveillance des paramètres : pouls, tension artérielle, température (pendant 4 jours).
    • Surveiller l'état du pansement (ablation dans les 8 jours donc pas de bain).
    • Antalgique sur prescription médicale.
    • Reprise progressive du transit : J0 à jeun, J1 peut boire, léger repas mixé (compote, yaourt).
    La péritonite

    Définition
      La péritonite est une inflammation aiguë du péritoine, avec un épanchement dans la cavité péritonéale.
      Le péritoine est une séreuse enveloppant l'ensemble des viscères digestifs. La cavité péritonéale est une surface de glissement qui permet de se déplacer dans la cavité abdominale.
      Le péritoine a deux fonctions : sécrétion et absorption.
    Physiopathologie
      Cette inflammation du péritoine est secondaire à l'irruption d'un agent agressif dans la cavité péritonéale, provoquant un œdème, une hypervascularisation et un épanchement péritonéale
      Cet épanchement est le résultat d'une hypersécrétion du péritoine dans le but d'absorber et de détruire les bactéries.
      Grâce aux examens de la cavité péritonéale, on remarque la présence d'un liquide dans le péritoine, ceci suppose la perforation d'organes avec éruption de liquide. C'est la présence de liquide septique dans une cavité qui n'est pas septique.
    Etiologies
    • Appendicite.
    • Perforations digestives.
    • Pancréatite.
    • Sigmoïdite.
    • Salpingite : inflammation des trompes chez la femme.
    • Cholécystite : inflammation du canal cholédoque (voie biliaire).
    Signes cliniques
    • Douleur aiguë en fosse iliaque droite.
    o Le siège initial peut orienter le diagnostic :
     Epigastre : perforation d'ulcère.
     Fosse iliaque droite : appendicite.
     Fosse iliaque gauche : sigmoïdite, perforation de diverticule.
     Hypochondre droit : péritonite biliaire.
    • Vomissement, arrêt du transit.
    • Hyperthermie.
    • Contracture : difficulté à toucher le ventre.
    • Ventre tendu, ballonnement.
    • Choc septique parfois.
    Signes biologiques
    • Augmentation de la vitesse de sédimentation.
    • Augmentation de la CRP.
    • Hyperleucocytose.
    Examens complémentaires
    • Toucher pelvien, toucher rectal ou vaginal qui montre une douleur au cul de sac de Douglas : abcès de Douglas qui sont des péritonites localisées.
    • Radiographie pulmonaire.
    • ASP (Abdomen Sans Préparation) à la recherche d'un pneumopéritoine : passage d'air dans le péritoine.
    Soins infirmiers
    Mise en condition
    • Traitement d'un choc septique.
    • Correction d'une hypovolémie : hémoculture.
    • Antibiothérapie.
    • Intubation si nécessaire.
    Soins infirmiers en pré-opératoire
    • Pose d'une voir d'abord veineuse.
    • Prise des paramètres : pouls, tension artérielle, température, diurèse.
    • Bilan sanguin : NFS, plaquettes, hématocrite, TP, TCA, ionogramme, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique, CRP.
    • Hémoculture.
    • Aspiration digestive.
    • Préparation cutanée : champ abdominal large.
    Soins infirmiers en per-opératoire
    • Aider l'opérateur :
    o Lavage du péritoine car le liquide est septique.
    o Traiter la cause : suture, résection, stornies.
    o Drainer si on n'est pas sûr que tout soit complètement lavé.
    Soins infirmiers en post-opératoire
    • Surveillance hémodynamique.
    • Surveillance de la reprise du transit : gaz.
    • Surveillance de la diurèse : diurèse concentrée 24 à 48 heures après l'opération puis normalisation.
    • Surveillance de la température : hyperthermie qui témoigne d'une infection.
    • Surveillance de l'aspect des stornies : doivent être rosées.
    • Cultures : cathéter, sonde urinaire, épanchement.
    • Surveillance de la ventilation.
    • Surveillance des drains de redons.
    • La position assise est impérative durant le temps de l'hospitalisation, 8 jours environ.
    • Lever précoce.
    • Surveiller les apports nutritionnels et caloriques.
    • La sonde gastrique est en place pour 24 à 48 heures sans aspiration puis clampage, puis arrêt.
    • Reprise de l'alimentation : J2 ablation de la sonde gastrique ; J3 peut boire, compote ou yaourt le midi et le soir ; J4 yaourt puis alimentation légère.

    La pancréatite aigüe

    Définition
      La pancréatite aiguë est une inflammation aiguë avec autodigestion de la glande pancréatique par une activation enzymatique.
    • Sécrétion endocrine : insuline et glucagon.
    • Sécrétion exocrine : suc pancréatique.
    • Sécrétion enzymatique : lipase et amylase qui coupent les protéines.
    Physiopathologie
      Auto-activation des enzymes qui vont passer dans le sang et vont entraîner une lyse, une nécrose de la glande pancréatique.
    Etiologies
    • Alcoolisme.
    • Lithiase biliaire.
    • Causes héréditaires.
    • Métabolique : hyperparathyroïdie ; hypertriglycéridémie.
    • Traumatisme : abdomen qui écrase le pancréas sur la colonne vertébrale.
    • Conséquence post-chirurgicale.
    Signe clinique
    • Douleur épigastrique intense et irradiante dans l'abdomen et le dos.
    Signes biologiques
    • Augmentation de l'amylasémie et de l'amylasurie.
    • Augmentation de la lipasémie et de la lipasurie.
    • Augmentation de la glycémie.
    • Hypocalcémie.
    • Augmentation de la CRP : infection.
    • Augmentation des transaminases : signe de nécrose.
    Examens complémentaires
    • Radiographie ASP (Abdomen Sans Préparation) : éliminer une perforation, pas de pneumopéritoine.
    • Scanner abdominal : augmentation de la taille du pancréas car œdème.
    Complication
    • Infection de la glande pancréatique avec apparition de kystes nécrotiques.
    Traitements
    • Réhydratation parentérale, intraveineuse.
    • Aspiration naso-gastrique.
    • Antalgique, antibiothérapie.
    • Ponction sous scanner ou drainage chirurgical.
    • Réalimentation dans les formes bénignes et nutrition parentérale dans les formes graves.
    • Traitement du choc par remplissage.
    - La cholécystite aigues lithiasique
    1. Introduction et définition
    La vésicule biliaire est un organe se présentant sous la forme d’un petit sac. Elle est située sous le foie et stocke la bile, fabriquée et sécrétée par ce dernier. Elle est reliée au canal cholédoque par le canal cystique et déverse la bile directement dans le duodénum.
    Cholécystite : Inflammation aigue de la vésicule biliaire.
    Cholécystectomie : Ablation de la vésicule biliaire

    2. Cholécystite

    1°/ Origine
    La cholécystite aigue ou chronique est la plupart du temps due à la présence de calculs biliaires nommés lithiases biliaires qui obstruent le canal cystique, empêchant la bile stockée de s’évacuer.
    2°/ Physiopathologie
    Le cholestérol contenu dans l’organisme est excrété par la bile. Les sels biliaires qui composent la bile maintiennent ce cholestérol en solution dans la bile. Mais quand le cholestérol est en quantité trop importante ou que les sels biliaires sont insuffisants, le cholestérol se cristallise et crée les calculs.
    3°/ Signes cliniques d’une crise de cholécystite
    • Douleurs importantes.
    • Hyperthermie.
    • Asthénie.
    • Anorexie.
    • Contracture abdominale.
    4°/ Traitement
    Le traitement médical consiste à perfuser le patient et à le laisser à jeun le temps que les douleurs cèdent. Le repos est fortement recommandé. Les antalgiques sont souvent associés aux antibiotiques et permettent un traitement rapide. Les crises durent en général 2 à 3 jours et guérissent en une semaine.
    • Ablation des calculs par cathétérisme de la voie biliaire.
    • Cholécystectomie à froid après un à deux mois.
    3. Cholécystectomie
    1°/ Indications de la chirurgie
    • Cholécystites d’origines lithiasiques.
    • Cancer de la vésicule biliaire.
    • Présence de tumeurs bénignes à type de polypes.
    • Vésicule porcelaine (les parois de la vésicule biliaire sont spontanément visibles à la radio parce qu’elles sont infiltrées de calcaires).
    2°/ Méthodes chirurgicales
    • Par coelioscopie le plus couramment.
    • Incision classique de laparotomie.
    Aujourd’hui les cholécystectomies sont rarement pratiquées en urgence. Les chirurgiens préfèrent privilégier le traitement médical dans un premier temps et proposer une intervention programmée dans les suites, celles-ci se déroulant dans de meilleures conditions.
    3°/ Soins infirmiers pré-opératoires
    • Recueil de données
    • Bilan sanguin : Prescrit par le médecin anesthésiste lors de la consultation (NFP, BC, Iono, Albumine, Groupes, ACI) Bilan Hépatique du jour.
    • Explication de l'intervention : Heure de prémédication, Passage en salle de réveil, Perfusion
    • Préparation locale : Douche pré-op à la bétadine scrub, dépilation thoracique et abdominale et short
    • Alimentation légère le soir de l’intervention : BBC
    • Le jour de l'intervention : Constantes de référence, douche bétadine, mettre chemise hôpital, mettre bas de contention, donner prémédication
    4°/ Soins infirmiers post-opératoires
    a) Appareillage en retour de bloc
    • Réa / VVP
    • Pansement coelioscopie ou abdominal
    • O2 aux lunettes nasales
    • Drainage : 1 redon possible, drain de Kehr selon le chirurgien (en forme de T il se situe dans le cholédoque et évacue la bile pour soulager les sutures)
    • Bas de contention
    b) Surveillance post-op immédiate

    Retour de bloc, surveillance horaire les 6 premières heures puis toutes les deux heures.
    • Surveillance conscience
    • Risque hémorragique : Pouls, TA, Coloration, liquides drains, diurèse, pansement
    • Risque respiratoire et sédation (les patients remontent très rapidement dans les services et sont souvent peu réveillés)
    • Risque douleur : Evaluation douleur, horaires antalgiques
    • Risque de lâchage de sutures
    c) Surveillance post-opératoire à distance
    • Lever précoce à J1 pour limiter le risque thrombo-embolique.
    • Alimentation BBC (Boisson Bouillon Compote) le soir de l’intervention suivant le chirurgien et alimentation légère le lendemain matin et normale le soir.
    d) Risques propres aux cholécystectomies
    • Décharge septique : surveiller la température, la pâleur, les sueurs, le pouls…
    • Hémorragique : avec une atteinte de l’artère cystique.
    • Pancréatite : si un calcul est entré dans le canal de Wirsung et bloque l’écoulement des sucs pancréatiques.

    Le polytraumatisme

    Définition
      Le polytraumatisme est une association de lésions traumatiques multiples mettant en jeu le pronostic vital, soit chacune par elle-même soit par leur association.

    Etiologies
    • Accident de la voie publique.
    • Accident de travail.
    • Accidents de la vie courantes.
    • Suicides.
    Prise en charge
    Examen clinique
    Interrogatoire
    • Reconstituer l’accident : permet de comprendre les mécanismes lésionnels, permet d’évaluer la gravité et les pathologies rencontrées.
    • Traumatisme direct (conséquence sur la peau) : lésions par agents tranchants, contondants, compression.
    • Traumatisme indirect (pas de point d’appel pariétal) : lésions par décélération brutale, hyperflexion-extension, effet de souffle (blast).
    Examen clinique
      L'examen clinique s'établit selon un ordre : tête (stabilité), face, rachis (dérivation épineuse), reliefs osseux (épaule, humérus), thorax (mobilité), abdomen, bassin (stabilité), fémur, plateau tibiaux. Examen clinique avant et après relevage ou extraction du patient.
    • Détresse circulatoire : signes de choc, collapsus, hémorragie.
    o Choc hypovolémique dû à :
     Une hémorragie extériorisée.
     Des fractures multiples.
     Un hémothorax ou hémopéritoine.
     Un hématome rétropéritonéal.
    o Défaillance de la pompe cardiaque due à :
     Un pneumothorax compressif.
     Une tamponnade.
     Une contusion myocardique.
    o Vasoplégie par section médullaire.
    • Détresse respiratoire : pâleur, agitation, sueurs froides, cyanose, tachycardie, dyspnée, battements des ailes du nez, cornage, tirage.
    o Détresse respiratoire d'origine neurologique.
    o Atteinte thoracique :
     Obstruction des voies aériennes.
     Atélectasie.
     Volet costal.
     Contusion pulmonaire.
     Inhalation.
    • Détresse neurologique : trouble de vigilance, période d’installation des troubles, aggravation, signes de localisation, signe de souffrance du tronc cérébral (bradypnée, bradycardie, hypotension).
    Conditionnement du polytraumatisé
    • Contention : collier, matelas à dépression, immobilisation de foyers fracturaires.
    • Pose de 2 voie d'abord veineuse de gros calibre : sérum physiologique (pas de sérum glucosé car le glucose peut provoquer un œdème cérébral).
    • Dosage biologique complet : NFS, plaquettes, CRP, hématocrite, hémostase complète, ionogramme sanguin, groupe sanguin, RAI, urée, créatinine, bilan hépatique, glycémie, hémocultures, gazométrie artérielle.
    • Electrocardiographie.
    • Oxygénation : masque ou intubation et ventilation assistée.
    • Analgésie/sédation : morphinique, anesthésique.
    • Réanimation cardio-respiratoire.
    • Pansement et/ou sutures des plaies.
    • Immobilisation des foyers de fractures.
    • Si le patient est inconscient :
    o Minerve en systématique.
    o Soins des yeux au sérum physiologique puis collyre sur prescription.
    o Sonde urinaire.
    o Sonde naso-gastrique.
    Surveillances
    • Examen clinique.
    • Fréquence cardiaque, tension artérielle.
    • Saturation, capnographie.
    • E.C.G.
    • Groupage, RAI, NFS, hématocrite, ionogramme, gazométrie, dosage de toxiques. • Scanner.

    mouhamed amine

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    Date d'inscription : 27/06/2011

    Re: concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

    Message  mouhamed amine le Jeu 28 Mai - 7:14

    La politique et le système de santé en Algérie

    La politique de santé en Algérie repose sur le principe de l’accès gratuit aux soins qui constitue, depuis son intronisation par l’ordonnance présidentielle n°73-65 portant institution de la médecine gratuite dans les secteurs sanitaires de 1973 le système de santé algérien se trouve confronté à de nouveaux défis comme la prise en charge des pathologies modernes, le renforcement de la couverture sanitaire à travers le pays ou encore la réforme du système de financement, afin d’améliorer l’accès aux soins de qualité à l’ensemble de la population.

    1 - un système de santé fondé sur la gratuité des soins

    2 - Prépondérance des infrastructures sanitaires publiques dans l’accès au soin

    3.- Des dépenses de santé croissantes essentiellement réalisées par le secteur public

    4. - Les principales priorités de la politique de santé algérienne


    Éthique

    Ce mot vient du Grec ETIKE ou encore ETHOS qui désigne aussi les mœurs. Aussi, certains
    auteurs emploient-ils les deux concepts c’est-à-dire morale et éthique comme des synonymes dont l’un
    est latin et l’autre grec.

    Par contre d’autres auteurs les différencient. Dans ce cas, l’éthique étudie les principes généraux
    et philosophiques, la morale, les comportements humains, Ici, l’éthique est plus théorique que la
    morale. L’éthique réfléchit davantage sur les fondements de la morale.

    En résumé, l’éthique se rapporte surtout à une science morale normative c’est-à-dire l’étude des
    mceurs, normes et valeurs qui doivent être respectées et qui présupposent une réflexion critique sur
    leur validité, sur la conformité au bien, à la vertu ou à l’amour de Dieu.

    Le but de l’éthique est de parvenir à des normes morales universelles à partir d’une analyse
    réflexive sur l’être humain.

    4- Déontologie
    C’est la partie de l’éthique qui traite des droits et des devoirs moraux propres à une profession. La
    déontologie des professions médico-sanitaires (Infirmiers, Sages-femmes et Techniciens médicosanitaires)
    peut se définir comme une science des devoirs moraux de ses /p. 20/ membres, leur
    permettant d’être éclairé sur l’attitude à adopter devant les situations ou les occasions particulières qui
    naissent du fait de l’exercice de leur art et des relations humaines avec le malade qu’implique cet
    exercice.

    Ainsi, le code de déontologie est l’ensemble des règles morales (devoirs, droits) élaborées pour le
    bon fonctionnement d’une profession. C’est en fait un code moral pour la profession, pour veiller à
    l’application de ces règles. Les ordres professionnels à l’instar de l’ordre des professions médicosanitaires,
    l’ordre des médecins, l’ordre des pharmaciens etc. disposent chacun d’un code de
    déontologie.

    Maltraitance
    : définition
    Qu'entend on réellement par "maltraitance" ?
    On peut définir la maltraitance comme tout acte ou comportement physique, verbal ou autre nuisant au bien-être, à l’épanouissement ou au développement de la personne.
    Ces différentes formes auprès de différents publics ont des causes, des enjeux et des solutions différentes, ce qui fait du champ de la maltraitance un milieu complexe.
    Néanmoins, il est tenu pour acquis de discerner trois grandes catégories de maltraitance, la maltraitance physique, la maltraitance psychologique et la maltraitance financière. Elles couvrent l’ensemble des publics même si certaines appartiennent davantage à un public qu’à un autre, ainsi la maltraitance financière est ainsi plus menaçante chez les personnes âgées que chez les enfants.
    Les différents types de maltraitance
    Toutes les formes de maltraitance peuvent se décliner en suivant deux caractéristiques différentes.

    On les retrouve soit sous le caractère de violence dure, soit sous le caractère de violence douce, ou encore maltraitance active et passive.
    • Maltraitance physique
    • Maltraitance psychologique
    • Maltraitance financière
    • Maltraitance institutionnelle
    La maltraitance physique se présentant avec le caractère d’une violence dure, prend la forme d’une véritable agression. Cela peut aller jusqu’à des coups donnés à la personne.
    La maltraitance psychologique peut être extrêmement violente dans une caractéristique dure. Les humiliations, la domination, le dénie du ressenti de l’autre font parti des souffrances que peut infliger cette maltraitance psychologique.
    La problématique de maltraitance au sein des hôpitaux, résulte souvent du manque d’effectif.
    L’écoute du patient, la sollicitude sont des luxes que le temps ne permet plus. Le malade passe alors beaucoup de temps à attendre qu’on s’occupe de lui, qu’un médecin vienne le voir, le tienne informé de son état.
    Les personnes présentant un risque de maltraitance
    Les personnes victimes de maltraitances sont généralement les personnes fragilisées.
    • Maltraitance des personnes âgées
    • Maltraitance infantile, maltraitance des enfants
    • Maltraitance des personnes handicapées
    • Maltraitance des femmes, maltraitance conjugale
    • Maltraitance des animaux
    - L’exclusion

    • Action d'exclure d'un groupe, d'une action, d'un lieu, de chasser, d'écarter : Demander l'exclusion d'un élève.
    • Économie
    Action d'exclure du monde du travail, donc de la société. (Phénomène lié à la crise économique, à la montée du chômage et à la précarité d'emploi.)
    • Logique
    Relation logique de deux classes non vides au moins telle qu'aucun élément de l'une n'appartient à l'autre, ou à une autre, et réciproquement.

    • Exclusion :
    • L'exclusion est l'action d'exclure ou la situation de quelqu'un ou de quelque chose qui est exclue.
    Ex : une clause d'exclusion dans un contrat d'assurance indiquant qu'un risque n'est pas couvert.

    En logique mathématique, l'exclusion est la relation entre deux classes non vides d'un ensemble, telles qu'aucun élément d'une classe n'appartient à l'autre et inverse

    l’information l’éducation et la communication en algerie

    ALGER - L’intégration des techniques d’information, d’éducation et de communication en santé dans les approches de soins, de prévention et du management sanitaire, concourent à renforcer le système national de santé,
    l’information était un aspect très important dans la prise en charge des patients, particulièrement en ce qui concerne l’éducation thérapeutique.
    L’information et la communication jouent un rôle majeur dans la relation patient-malade, car elles permettent aux malades d’établir des rapports de confiance avec le praticien, a-t-il ajouté.
    l’information était un axe fondamental du développement humain, notamment dans le secteur médical, et spécialement pour les malades.
    Selon le même intervenant, la prévention à travers la communication et la sensibilisation est plus profitable pour éviter la maladie, plutôt que de recourir aux médicaments, une fois la pathologie installée.
    Il a aussi cité le rôle des journalistes pour véhiculer les bonnes pratiques, à travers la sensibilisation et la communication.
    De nombreux professionnels de la santé et de la communication, nationaux et étrangers, ont pris part à ce séminaire pour un échange d’expériences et de savoir-faire.

    [/quote]

    diden78

    Nombre de messages : 107
    Date d'inscription : 27/01/2010

    Re: concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

    Message  diden78 le Jeu 28 Mai - 11:30



    culture générale pour ISP




    http://www.up-00.com/?H5zb

    saliha

    Nombre de messages : 229
    Date d'inscription : 12/04/2011

    Re: concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

    Message  saliha le Jeu 28 Mai - 13:02

    مواضيع جد مهمة  مختصرة اولا
    ثانيا كلها في لب الموضوع
      شكرا على المجهود



    yassinerx

    Nombre de messages : 5
    Date d'inscription : 01/06/2011

    question culture generale en privée

    Message  yassinerx le Jeu 28 Mai - 18:36

    li hab question culture generale.. en privée

    Contenu sponsorisé

    Re: concours sur épreuves pour la promotion au grade d'infirmier spécialisé de santé publique ( pathologies Respiratoires et Chirurgicales )

    Message  Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 15:08


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